Studio graphique • Paris 2e • Ce qui existe sous votre nom

Une marque dessinée porte des décisions. Une marque composée porte des réglages par défaut.

C'est la seule différence, et c'est celle que votre client perçoit sans savoir la nommer. Studio graphique installé rue des Colonnes, à Paris, nous dessinons des identités pour les artisans d'art, les professions libérales et le patrimoine : un nom, un signe, des lettres et une voix qui vous appartiennent, droits cédés.

Un studio graphique à Paris qui commence par relever, pas par composer.

Votre travail force le respect. Votre marque, elle, est jugée en moins d'une seconde, sur autre chose que lui. Celui qui vous découvre ne vous dira jamais que deux de vos lettres sont trop écartées, que votre logo se bouche à la taille d'un ongle, ou que votre marque pourrait être celle de n'importe qui dans votre métier. Il ne dira rien. Il vous fera simplement un peu moins confiance, et vous n'entendrez jamais parler de ce moment.

C'est un jugement injuste, puisqu'il ne porte pas sur ce que vous savez faire. Mais il a lieu, et il a lieu avant tous les autres. Nous travaillons sur cette seconde : pour qu'elle joue en votre faveur, et pour que ce qu'elle montre soit vraiment à vous. Cela suppose de relever ce qui existe déjà sous votre nom avant de dessiner quoi que ce soit, ce qui est l'inverse de la plupart des studios de graphisme.

Studio graphique ou studio de marque ?

Les deux, dans cet ordre. Le graphisme est le métier : des lettres, un signe, des blancs, une couleur pour l'écran et une pour le papier. La marque est ce que ce métier sert : ce qu'on reconnaît de vous quand vous n'êtes pas là pour vous présenter. Un studio graphique livre un logo. Un studio de marque livre ce qui rend votre nom reconnaissable, et le logo n'en est qu'une pièce.

C'est pourquoi cette page est le premier de nos trois métiers, avant le site et avant le rayonnement : on ne fait pas rayonner ce qui n'est pas encore reconnaissable. Nous avons écrit ce que recouvre ce métier, et ce qu'il n'est pas, dans un article du journal.

Les blancs comptent plus que les lettres.

On peut dessiner quatre lettres justes et obtenir un mot faux. L'œil ne lit pas des distances, il lit un rythme, et une seule paire trop serrée suffit à faire paraître toutes les autres trop larges. Ce n'est pas une affaire de culture typographique, c'est une affaire de perception : chacun reconnaît les lettres depuis l'enfance et détecte instantanément ce qui s'écarte de ce qu'il connaît, bien avant de pouvoir dire en quoi.

La même chose vaut pour votre voix. Un ton qui change d'une page à une publication, une signature qui ne ressemble pas au site, un papier qui ne ressemble pas à l'écran : autant de paires mal espacées, que personne ne nommera et que tout le monde verra.

Ce que votre client ne saura pas nommer :

  • Un italique obtenu au bouton du logiciel, qui trébuche au lieu de s'appuyer
  • Un logo qui tient sur un panneau et se bouche sur un téléphone
  • Une police du commerce que trois cents confrères utilisent aussi
  • Un ton qui change selon qui a écrit le texte ce jour-là

Ce qu'il fera quand même :

  • Vous ranger, en une seconde, dans la catégorie plutôt que dans le nom
  • Douter d'un détail, et reporter ce doute sur votre travail
  • Ne pas vous reconnaître d'un canal à l'autre
  • Ne rien dire, et choisir ailleurs

Une identité vit en trois lieux. Elle doit y être la même.

Un client vous rencontre rarement en un seul endroit. Il voit votre nom sur un écran, il reçoit une carte, il retrouve une publication. À chaque rencontre, il doit reconnaître la même main. C'est cette continuité qui installe la mémoire, et c'est elle qui fait qu'on vous demande par votre nom plutôt que par votre métier.

Sur l'écran

Le logotype, la favicon, les titres, la couleur : dessinés pour tenir à toutes les tailles, de la bannière à l'icône de seize pixels.

Sur le papier

Un or qui tient sur l'écran s'éteint sur le papier, et l'inverse. Nous réglons les deux, parce qu'une carte remise en main propre est la seule pièce de votre marque qu'on peut toucher.

Dans la voix

Une manière de dire, une manière de clore, un vocabulaire que vous gardez et que vous excluez. C'est ce qui rend vos textes reconnaissables avant même la signature.

Une marque qui vous appartient, pas qu'on vous prête.

Une police ne s'achète pas, elle se licencie. Quand un prestataire dessine votre logo avec les polices de son propre abonnement, la licence est à son nom, pas au vôtre. Le jour où vous déposez votre marque, elle repose sur un droit d'usage dont vous n'êtes pas titulaire. On croit posséder ce qu'on ne fait qu'emprunter. C'est la question que presque personne ne pose, et la seule qui puisse vous coûter de l'argent.

Elle est à votre nom

Les licences de police établies au nom de votre structure, les fichiers sources remis, les contours vectorisés qui ne dépendent plus d'aucun abonnement.

Elle se dépose

Ce qu'il faut vérifier avant le dépôt, dans quel ordre, et ce que votre conseil en propriété industrielle attendra de vous. Nous préparons le dossier, il le porte.

Elle vieillit bien

Une marque dessinée aujourd'hui se décline dans dix ans sans tout refaire. Un document de marque dit ce qui est fixe, ce qui peut bouger, et pourquoi.

Quatre chantiers, une seule main.

Une identité complète se construit en quatre chantiers qui s'appuient les uns sur les autres. On peut n'en ouvrir qu'un, à condition de savoir où il s'inscrit.

Trois piliers pour une marque qui dure

Une identité n'est pas un logo livré en trois formats. C'est un travail structuré autour de trois axes, que nous traitons avec la même rigueur qu'un site.

Le dessin

Avant de dessiner, on relève. Ce qui existe déjà sous votre nom, ce que votre métier a comme signes, ce que vos clients ont l'habitude de voir. Puis on trace, point par point.

  • Un signe et des lettres dessinés, pas inclinés au bouton
  • Des blancs réglés à une valeur unique, relevée sur le mot lui-même
  • Un système de tailles : ce qui reste quand la place manque
  • Une couleur pour l'écran, une pour le papier, et la règle qui les lie

La voix

Ce que vous dites et comment vous le dites, du site à la carte, de la publication au courrier. Une voix se règle comme des blancs : par ce qu'on garde et par ce qu'on exclut.

  • Un lexique : les mots que vous employez, ceux que vous refusez
  • Un registre par contexte, du devis à la publication
  • Une manière d'ouvrir et de clore, reconnaissable sans signature
  • Le cadre de votre déontologie, lu avant la première ligne

La propriété

Une identité dont vous ne détenez pas les droits n'est pas la vôtre. Nous livrons une marque que vous pouvez déposer, déplacer et faire évoluer sans nous demander la permission.

  • Licences de police au nom de votre structure
  • Cession écrite des droits sur ce que nous dessinons
  • Fichiers sources et contours vectorisés remis
  • Un document de marque qui survit à votre prestataire

Vous vous reconnaissez ?

Ce travail est pensé pour les artisans d'art, les professions libérales réglementées et les acteurs du patrimoine dont le travail ne ressemble à celui de personne, et dont la marque, elle, pourrait être celle de n'importe qui. À Paris et en Île-de-France d'abord, où nous recevons, et à distance partout ailleurs.

Ce travail est fait pour vous si :

  • Votre logo a été composé dans une police du commerce, et vous ne savez pas au nom de qui la licence est établie
  • Votre marque se bouche sur un téléphone ou s'éteint sur le papier
  • Vos textes changent de ton selon qui les écrit
  • Vous allez déposer votre marque, ou vous l'avez déposée sans vérifier ce qu'elle contenait

Profils que nous accompagnons :

  • Ateliers et artisans d'art qui veulent une marque à la hauteur de la main
  • Cabinets, offices et études, dont le code de déontologie encadre jusqu'au nom de domaine
  • Galeries, experts et acteurs du patrimoine, dont les clients jugent les formes pour vivre
  • Structures qui s'installent et veulent poser une base propre dès le premier jour

Ce qui est inclus, et ce qui fait la différence

Pas trois propositions de logo à choisir un vendredi soir. Une marque relevée, dessinée, réglée et remise avec tout ce qui la rend vôtre.

Relevé

  • Inventaire de ce qui existe déjà sous votre nom, en ligne et sur papier
  • Lecture de votre métier : ses signes, ses usages, ses interdits
  • Vérification des licences et des droits sur l'existant
  • Ce qui mérite d'être gardé, et pourquoi

Dessin

  • Signe, logotype, lettres dessinées à la main quand il le faut
  • Réglage des blancs, des graisses, des tailles minimales
  • Palette pour l'écran et pour l'impression, avec la règle qui les lie
  • Déclinaisons : horizontale, empilée, monogramme, favicon, monochrome

Voix

  • Lexique de marque : mots gardés, mots exclus
  • Registre par contexte, du courrier à la publication
  • Formules d'ouverture et de clôture
  • Le cadre déontologique traduit en règles d'écriture

Remise

  • Fichiers sources et exports dans tous les formats utiles
  • Licences établies au nom de votre structure, cession écrite des droits
  • Document de marque : ce qui est fixe, ce qui peut bouger
  • Liste des vérifications avant dépôt, à remettre à votre conseil

« Nous avons déjà un logo. »

C'est souvent vrai, et ce n'est pas toujours un problème. Beaucoup de marques n'ont pas besoin d'être refaites : elles ont besoin d'être vérifiées, espacées et licenciées proprement. Choisir bien, licencier au bon nom, régler les blancs, c'est un meilleur emploi de votre budget qu'un nouveau dessin, et nous vous le dirons aussi clairement en rendez-vous que nous l'écrivons ici.

Ce qui justifie de redessiner, ce n'est pas la mode. C'est quand votre marque dit quelque chose de faux sur votre travail, quand elle ne tient pas aux tailles où l'on vous voit, ou quand elle repose sur un droit qui appartient à quelqu'un d'autre.

Ce que vous pouvez vérifier demain matin :

  • Dans quelle police votre logo est composé, et au nom de qui la licence est établie
  • Ce qu'il devient réduit à la largeur d'une carte, puis d'un ongle
  • S'il dit quelque chose de votre travail, ou s'il pourrait être celui d'un confrère
  • Si vos trois derniers textes publiés ont l'air écrits par la même personne

Notre engagement :

  • Vous dire si votre marque n'a pas besoin d'être refaite
  • Ne jamais dessiner avec une licence que vous ne détenez pas
  • Tout remettre : sources, contours, droits, rien qui vous retienne
  • Rester dans le cadre de votre profession, lu avant la première maquette

Relever, comprendre, redessiner

Six étapes, dans un ordre qui ne change pas. On ne dessine jamais avant d'avoir relevé, et on ne remet jamais avant d'avoir vérifié à qui appartient chaque pièce.

  • 1. Relever ce qui existe

    Objectif : savoir d'où l'on part, et à qui cela appartient.

    Tout ce qui porte votre nom aujourd'hui : logo, polices, couleurs, cartes, textes, réseaux. Nous mesurons, nous vérifions les licences, nous notons ce qui tient et ce qui trébuche. Rien n'est dessiné à cette étape.

  • 2. Comprendre ce que voit votre client

    Objectif : regarder votre marque avec les yeux de celui qui la juge en une seconde.

    Votre métier, ses signes et ses interdits, votre clientèle et ce qu'elle a l'habitude de voir. Ce que votre marque devrait dire de votre travail, et ce qu'elle dit réellement. Un échange de fond, pas un questionnaire.

  • 3. Dessiner

    Objectif : un signe et des lettres qui portent des décisions.

    Tracé point par point, graisses calculées sur l'axe réel des lettres, attaques et sorties travaillées une par une. Une piste développée en profondeur plutôt que trois esquisses à choisir.

  • 4. Régler les blancs

    Objectif : que le mot cesse de boiter.

    L'espace entre les lettres, entre les mots, autour du signe. C'est l'étape la plus longue et la moins visible, et c'est celle qui décide de tout. Quand l'instrument et l'œil se contredisent, nous changeons l'instrument.

  • 5. Décliner et éprouver

    Objectif : une marque qui tient partout où l'on vous voit.

    Horizontale, empilée, monogramme, favicon, monochrome, gravure. Testée à seize pixels et sur une carte imprimée, en or d'écran et en or de papier, sur fond sombre et sur fond clair.

  • 6. Remettre ce qui vous appartient

    Objectif : que la marque soit vôtre, sans nous.

    Fichiers sources, contours vectorisés, licences à votre nom, cession écrite des droits, document de marque, liste des vérifications à remettre à votre conseil avant dépôt. Puis nous restons là pour les premières déclinaisons que nous n'avions pas prévues.

Notre propre nom a servi de cas d'école.

Quatre lettres redessinées à contresens de tous les italiques du marché, deux erreurs de mesure avant d'y arriver, et un article qui raconte tout, y compris ce qui a raté. C'est notre façon de montrer le travail d'un studio graphique : sur pièce, mesures comprises, rue des Colonnes.

Votre marque dit-elle quelque chose de votre travail, ou pourrait-elle être celle de n'importe qui ?

Il n'y a pas de honte à répondre la seconde chose, la plupart des marques sont dans ce cas. C'est le genre de question que nous aimons regarder posément, rue des Colonnes, à Paris, ou à distance. Vous nous parlez de votre métier, de ce qui vous distingue, et de ce que vous voudriez qu'on en voie. Vous repartez avec un avis, pas avec un devis. Et si votre marque n'a pas besoin d'être refaite, nous vous le dirons.

Rue des Colonnes ou à distance • Un avis, pas un devis • Droits cédés, licences à votre nom